La publicité controversée «Dieu n’existe probablement pas»: un signe des temps et un appel à (re)découvrir l’intelligence de la foi.

Vous avez entendu parler de cette campagne publicitaire qui a débuté à Londres en janvier dernier et qui a été repris tout récemment à Montréal ? Sur une dizaine d’autobus du centre-ville, on peut y lire le slogan suivant : « Dieu n’existe probablement pas. Alors cessez de vous inquiéter et profitez de la vie ». Cette affirmation agnostique (philosophie du doute quant à l’existence de Dieu et ignorance quant à la destinée des réalités humaines) est symptomatique de note société occidentale moderne. En évoquant des raisons d’ordre philosophique, scientifique ou historique, plusieurs de nos contemporains semblent en effet remettre en question la pertinence de la religion (en particulier de la foi chrétienne) dans notre monde technique et « avancé ».

Être athée ou agnostique aujourd’hui, c’est « in »… Plusieurs livres en tête des liste de meilleurs vendeurs sont des livres qui défendent une vision athée du monde ou qui attaquent la religion. Même phénomène à la télévision et au cinéma. Mais les auteurs de ces oeuvres s’en prennent trop souvent à une mauvaise conception de Dieu ou de l’Église. Ils attribuent tout les maux de la terre à la religion et leurs fidèles, sans nuances de gris, sans voir tout le bien que les êtres humains ont fait au cours des siècles au nom de la foi.

Les raisons de l’incroyance actuelle sont nombreuses – mais comme croyants, comme catholiques, nous avons des réponses à offrir aux objections… en commençant par notre témoignage de chrétiens heureux!

Ironiquement, le slogan évoqué plus haut rappelle les paroles de saint Paul lui-même, pour qui la foi est au contraire une certitude : « Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. Si c’est pour cette vie seulement que nous avons mis notre espoir dans le Christ, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes! » (1 Co 15, 32.19). Saint Pierre pour sa part demande aux chrétiens d’être toujours prêts à donner des raisons pour leur espérance (1 Pierre 3,15).

On doit avoir une foi intelligente! Comment pouvons nous augmentez et protéger notre foi?

1) L’études des Écritures Saintes et la théologie ont pour but de fortifier notre foi… Saint Anselme disait que la théologie, c’est la foi qui cherche la compréhension (ou l’intelligence). Nous devons avoir non pas une foi insipide, fragile, infantilisante, mais une foi forte, vivante et confiante. À travers les études théologiques— ne serait ce que la lecture d’un ou deux livres par année (théologique ou de nature apologétique) de gens reconnus pour leur foi solide (Ratzinger/Benoît XVI, Scott Hahn, Peter Kreeft, G.K. Chesterton, Mark Shea, Marie-Dominique Philippe, René Laurentin, Raniero Cantalamessa, Régine Pernoud (historienne médiéviste), Christoph Schönborn , Christopher West (vision catholique de la sexualité) etc.) — on en vient à être capable de défendre nos convictions de façon intelligente et ordonné.

2) La prière augmente notre foi, parce que à la base, la foi est une grâce et une grâce pour laquelle nous devons prier.

3) Certains signes viennent aider notre foi. La tradition catholique est plein d’éléments merveilleux qui peuvent stimuler notre foi — les apparitions mariales, les miracles des saints, le saint Suaire, l’image de Notre Dame de Guadalupe, les prophéties, les stigmates, ou des saints comme le frère André, Padre Pio, Marthe Robin, Gemma Galgani et bien d’autres… — bien entendu, ces choses ne peuvent « remplacer » notre foi. Le magistère de l’Église nous aide à discerner les signes authentiques.

4) Les crises et la souffrance— étonnement— peuvent être des moments importants de purification et de fortification pour notre foi. Tout peut être une occasion pour nous rapprocher de Dieu, si on a les yeux pour le voir.

5) Enfin, on a besoin du soutien, de l’encouragement et du réconfort des autres. La foi n’est pas quelque chose que l’on vit seul et isolé.

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